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Les invocations du matin et du soir

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1 Les invocations du matin et du soir
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Choisis ton camp !Ibn Al-Qayyim

  Choisis ton camp !Ibn Al-Qayyim
Si Allah et Son prophète sont dans un camp, prends garde à ne pas te trouver dans l'autre camp, car cela te conduira à t'opposer et à te dresser contre eux. En effet, c'est de là que viennent les termes « s'opposer à » (Mushâqqah) et « se dresser contre » (Muhâddah). Le terme Mushâqqah signifie être du côté opposé (shiqq) à celui de son antagoniste. Le terme Muhâddah désigne le fait d'être d'un bord (hadd) alors que l'opposant est de l'autre bord.

Ne néglige pas cet enseignement, car les prémices de l'opposition mènent à sa réalisation complète, et s'opposer à Allah et Son prophète en certaines choses conduit à s'opposer à eux en toute chose.

Sois donc du côté d'Allah et de Son prophète, même si tous les hommes sont du côté opposé, car ceci présente les conséquences les plus louables et les plus méritoires, et rien n'est plus bénéfique au serviteur que cela, dans ce bas monde avant même l'au-delà.

La plupart des créatures choisissent le camp opposé à celui d'Allah et Son prophète, surtout lorsqu'elles se retrouvent dans des situations de peur intense ou de grande espérance, et dans ce cas, le camp d'Allah et de Son prophète est littéralement déserté. Si une personne persiste à y rester, elle est tout de suite taxée de débilité et d'irresponsabilité, voire accusée de folie, comportement hérité des ennemis des messagers. En effet, ces derniers ont accusé les messagers de folie quand ils les ont vus prendre un autre parti que celui de la majorité des gens.

Quiconque décide de s'installer dans le camp d'Allah et de Son prophète aura besoin de s'armer de solides connaissances concernant la révélation faite au Prophète et être certain de ses convictions sans qu'aucun doute ne l'assaille. Il aura aussi besoin de patience pour faire face à l'animosité et aux blâmes de ses adversaires. Tout ceci ne pourra se réaliser pour lui qu'à condition de nourrir un profond espoir en Allah et en la demeure dernière, de manière à ce que l'au-delà lui soit plus cher que ce bas monde, et qu'Allah et Son prophète lui soient plus chers que quiconque.

Or, dans les débuts, rien n'est plus difficile à supporter pour le serviteur, car son âme, ses passions, sa nature, ses démons, ses frères et ses compagnons de l'autre bord l'invitent à profiter de ce bas monde. S'il décline leur invitation, ils lui déclarent alors la guerre. S'il patiente et fait preuve de fermeté, le secours d'Allah lui parviendra et ce qui lui paraissait difficile deviendra facile, tout comme ce qui lui paraissait douloureux se muera en un vrai plaisir. En effet, le Seigneur étant Reconnaissant, Il fera nécessairement goûter à Son serviteur des plaisirs qui l'attireront vers le camp d'Allah et Son prophète. Il lui montrera les honneurs découlant du choix que le serviteur a fait, ce qui augmentera sa joie et son allégresse, épanouira son c½ur qui trouvera alors sa force, son exaltation et son bonheur. Tous ceux qui lui ont déclaré la guerre pour le choix qu'il a fait éprouveront alors soit une certaine crainte révérencielle à son égard, soit feront la paix avec lui, soit le soutiendront, soit le laisseront tranquille. Les rangs de ses alliés se renforceront et ceux de ses ennemis faibliront.

Ne crois pas qu'il est si difficile de se ranger du côté d'Allah et de Son prophète, même si tu te retrouves seul, car Allah (I) est avec toi. Tu es sous Ses yeux, sous Sa garde et Sa protection. Cependant, Il éprouve ta certitude et ta patience.

La meilleure des aides à ce sujet – après l'aide d'Allah – est de se délester de toute convoitise et de toute anxiété. Si tu te délestes de ces deux caractères, se ranger du côté d'Allah et de Son prophète te paraîtra alors aisé, et tu te tiendras toujours de leur côté. Si par contre tu es touché par la convoitise et l'anxiété, n'espère même pas rejoindre leur camp et chasse cette idée de ton esprit.

Si tu te demandes : Qu'est-ce qui pourrait m'aider à me délester de la convoitise et de l'anxiété ? Je te réponds : En réalisant l'unicité d'Allah, en t'en remettant à Lui, en Lui faisant confiance, et en gardant à l'esprit qu'aucun bien n'arrive si ce n'est par Sa volonté, et qu'aucun mal ne se dissipe si ce n'est par Sa volonté, et que toute chose dépend de Lui et de personne d'autre.

Source : Al-Fawâ'id, p.175-176
Traduit et publié par les salafis de l'Est

# Posté le vendredi 17 avril 2009 06:14

Modifié le samedi 18 avril 2009 02:04

Suis-je salafi ?

La question est de taille et mérite que tout le monde se la pose : suis-je salafi ? Suis-je réellement sur la voie des pieux prédécesseurs ? Si le nombre de musulmans augmente, louange à Allah, si le nombre de ceux qui se disent salafis augmente, qu'en est-il dans les faits, au jour le jour ? Malheureusement, il semble qu'au quotidien, on soit bien loin des prétentions de la langue. Que chacun de nous se pose cette question : suis-je sincère ? Suis-je sincère dans ma foi en Allah ? Suis-je sincère dans mon suivi du Prophète ? Suis-je sincère dans mon suivi des pieux prédécesseurs ? Mes actes reflètent-ils ce que je prétends être ?

Le parcours de la foi n'est pas un chemin facile et « le Paradis est entouré de désagréments. » et cette foi est mise à l'épreuve de la vie d'ici bas : « Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver et de voir qui de vous accomplira les meilleures actions. » (Al-Mulk, v.5). Après l'allégresse de la découverte, après l'espoir amené par le changement, après avoir endossé une nouvelle apparence, après la fougue des débuts, que reste-t-il ? Lorsque la foi est mise à l'épreuve de la vie, du temps, des difficultés, du quotidien, que reste-t-il ? En quoi suis-je semblable aux pieux prédécesseurs jour après jour ?

Allah dit à propos de gens qui connaissaient pourtant mieux que les gens de notre époque les sens de la langue arabe et les implications des deux attestations de foi : « Les Bédouins ont dit : « Nous avons la foi. » Dis : « Vous n'avez pas encore la foi. Dites plutôt : « Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n'a pas encore pénétré vos c½urs. Et si vous obéissez à Allah et à Son messager, Il ne fera rien perdre de vos ½uvres. » Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Les seuls vrais croyants sont ceux qui croient en Allah et en Son messager, et qui par la suite ne doutent point et luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d'Allah. Ceux-là sont les véridiques. Dis : « Est-ce vous qui apprendrez à Allah votre religion, alors qu'Allah sait tout ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre ? » Et Allah connaît toute chose. Ils te rappellent leur conversion à l'Islam comme si c'était une faveur de leur part. Dis : « Ne me rappelez pas votre conversion à l'Islam comme une faveur. Au contraire, c'est Allah qui vous a comblés d'une faveur en vous dirigeant vers la foi, si vous êtes véridiques. » Allah connaît les choses cachées dans les cieux et sur la terre et Allah sait parfaitement ce que vous faites. » (Al-Hujurât, v.14-18). Ces versets ne doivent-ils pas augmenter notre humilité et notre reconnaissance vis-à-vis d'Allah ? Ne doivent-ils pas accroître notre miséricorde envers ceux qui ne connaissent pas la vérité ?

Une des principales raisons au tassement suite à l'entrain des débuts est que cette fougue n'est pas fondée, ancrée. Allah connaît les raisons profondes qui poussent chacun de nous à prétendre l'islam et le suivi de la voie des pieux prédécesseurs, et cela appartient à Allah Seul. Seulement cette voie ne sort pas de nulle part, elle a ses fondements et ses règles qu'il faut chercher à connaître, et comme on dit : « Celui qui est privé des fondements ne parvient pas à l'objectif » L'islam repose sur des principes et l'approche des pieux prédécesseurs repose elle aussi sur des règles. C'est pourquoi nous aimerions proposer à nos frères et s½urs une série de traductions d'un livre écrit par shaykh Al-'Ubaylân et commenté par shaykh Fawzân : Al-Isbâh fi Bayân Manhaj As-Salaf Fî At-Tarbiayh wa-l-Islâh, et dans ce livre l'auteur a réuni un ensemble de règles qui fondent la voie des pieux prédécesseurs. C'est un ouvrage hors pair dans lequel l'auteur a excellé en réunissant de manière concise ce qui était éparpillé à travers des centaines d'ouvrages, surtout les écrits de Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah et son élève Ibn Al-Qayyim. L'auteur expose des règles que l'on pense être connues mais auxquelles il intègre des propos très utiles, des règles méconnues de la plupart des gens, mais aussi des règles incomprises et mal appliquées sources de graves problèmes. Plus que de les apprendre et les mémoriser, il est important de les comprendre et de les intégrer à notre vie au quotidien, car c'est cela la science bénéfique, celle qui trouve un écho dans les actes du serviteur.
La suite

Règle 1
La religion est basée sur deux grands fondements : la sincérité et le suivi du Prophète

Règle 2
La source de la législation, du prêche et de l'adoration est le Coran et la Sunna authentique
Règle 3
Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ'ah ne délaisse pas la Sunna pour comprendre le Coran
Règle 4
Ils ne délaissent pas la compréhension des pieux prédécesseurs pour comprendre le Coran et la Sunna
Règle 8
Ils ne contredisent pas les Textes par leur raison, leurs passions, leurs sentiments ou les propos d'hommes comme eux
Règle 9
La domination des musulmans et l'amélioration de leur situation sont liées à deux choses : la science bénéfique et les ½uvres pieuses
Règle 11
Ils croient que la plus grande cause de division est le sectarisme et le ralliement autour de certains musulmans, sectes, groupes ou individus autres que le Messager d'Allah et ses Compagnons
Règle 12
Ils croient que le serment d'allégeance légiféré ne doit être fait qu'à l'imam des musulmans par les dirigeants représentants l'ensemble des gens
Règle 13
Ils ne sont pas d'avis qu'il faille se révolter contre les gouverneurs injustes et pervers, au contraire ils blâment cet acte et ceux qui se révoltent pour des raisons religieuses ou mondaines
Règle 20
Ils croient en ce qui est mentionné dans le Coran comme Loi universelle d'Allah dans la Création...
Règle 25
Exposé de quelques causes de la propagation et de l'acceptation du Faux
Règle 33
Les adeptes de l'innovation sont de plusieurs types
Règle 36
L'obligation de l'équité dans le jugement porté sur les opposants
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# Posté le vendredi 17 avril 2009 04:42

C'est ce qui est dans le c½ur qui compte ?!!!S. Al Albani

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# Posté le vendredi 17 avril 2009 06:20

Les salafis sont trop durs-Shaykh Al-Albânî-

Écouter le shaykh
Question : Une question concernant la prédication shaykh. La douceur, la tolérance et la gentillesse font partie de la sunna du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam). L'utilisation de la douceur est-elle obligatoire dans la prédication ou simplement recommandée ?
Réponse : Cela est obligatoire.
Question : Ma question a un but... Il est connu des salafis, dans toute leur diversité, et cela peut s'avérer exact, qu'ils sont durs et font preuve de peu de douceur, et qu'ils sont durs dans la propagation de la prédication. Etes-vous d'avis que cela est exact, car c'est là mon avis, et quel est votre commentaire ?
Réponse : Premièrement, j'ai une remarque sur tes propos, lorsque tu dis : « et cela peut s'avérer exact », n'est-ce pas ? (l'interlocuteur change ses propos)... Non, au départ tu as dit : « et cela peut s'avérer exact », c'est-à-dire ce que l'on dit d'eux concernant la dureté... C'est ce que tu as dit ? D'accord. Ma remarque est que je me tourne vers nos frères lorsqu'ils utilisent de tels propos, et nous disons que ce sont là des propos de politiciens qu'ils peuvent ne pas viser, mais la langue indique ce qu'il y a dans le c½ur. Ainsi, lorsque quelqu'un dit « il se peut que ce soit ainsi », on peut y opposer « il se peut que ce ne soit pas ainsi » N'est-ce pas ? D'accord, maintenant il y a deux points dans ta question (qu'il faut traiter) et ensuite nous répondrons à la question. Premièrement : es-tu sûr de ce qu'on dit des salafis : qu'ils n'ont aucune douceur mais uniquement de la dureté qui est leur flambeau et la voie qu'ils suivent. Es-tu sûr de cela ? Et c'est toi qui m'a ouvert la porte à cette question, car tu as dit : « et cela peut être exact. »
Question : Je m'excuse pour avoir dit « et cela peut être exact », c'est une faute.
Réponse : D'accord, donc écoutons la question posée correctement.
Question : Je recommence ?
Réponse : Non tu ne recommences pas, sinon pourquoi te serais-tu excusé, mais tu reposes ta question correctement, sans dire « et cela peut être exact ». Est-ce clair ? Vas-y.
Réponse : Vous avez montré que l'utilisation de la douceur, de la tolérance et de la gentillesse est obligatoire dans la prédication. Et ma question concerne la prédication et non les individus. Vous avez montré qu'il faut être doux avec les gens et ceux auxquels on s'adresse dans la prédication. Les salafis sont connus, d'après moi, pour la dureté et le peu de douceur dans la prédication. C'est là mon avis.
Réponse : D'accord. Tu fais partie d'eux ?
Question : je l'espère.
Réponse : Tu fais partie d'eux, donc tu es salafi (tu suis le Coran et la Sunna avec la compréhension des pieux prédécesseurs). Tu fais partie de ces salafis sévères ?
Question : Je ne veux pas témoigner de ma piété... Je veux parler de ce qui est mon caractère dominant...
Réponse : il ne s'agit pas de témoigner de sa piété, mais de montrer ce qui est réellement. Tu poses cette question pour conseiller, et lorsque je te demande si tu comptes parmi ces salafis sévères, il n'est nullement question de témoigner de sa piété, car tu veux uniquement montrer ce qui existe réellement. Par exemple, si tu me posais cette question, je te répondrais : je ne pense pas être sévère, mais cela ne veut pas dire que je témoigne de ma piété, car j'informe de ce que je suis. Donc réfléchis à cette question. (la conversation cesse car le shaykh répond au téléphone puis revient à son interlocuteur) Tu as compris la question ?
Question : Oui et ma réponse est similaire à la vôtre
Réponse : Donc nous ne pouvons pas dire de manière générale que les salafis sont sévères, mais ce qui est juste est de dire : certains d'entre eux sont sévères. C'est clair jusque là ? Ainsi, nous disons que certains salafis ont un comportement dur, mais est-ce là un attribut spécifique aux salafis ?
Question : Non.
Réponse : Premièrement : alors quelle est l'utilité et le but de ce genre de question ? Deuxièmement : cette douceur dont nous disons qu'elle est obligatoire, doit-elle être utilisée en tout moment et en toute situation ?
Question : Non.
Réponse : Donc, nous pouvons en conclure qu'il ne t'est pas permis, à toi ainsi qu'à d'autres, de décrire un ensemble de gens par un attribut et de l'appliquer à chacun d'entre eux. Deuxièmement, il ne t'est pas permis d'appliquer cela à un individu musulman, qu'il soit salafi ou khalafi (il ne suit pas la voie des salafs), sauf en des cas précis. Ceci, tant que nous sommes d'accord que la douceur n'est pas légiférée en toute situation. Nous voyons ainsi qu'il est arrivé au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) de faire preuve d'une dureté qui, si elle avait été employée par les salafis de nos jours, les gens leur auraient adressé les plus grands reproches. Peut être connais-tu l'histoire de Abû Sanâbil ? Une femme perdit son mari alors qu'elle était enceinte. Elle accoucha et on lui rapporta du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) que la période de viduité de la femme enceinte qui perd son mari prend fin lorsqu'elle donne naissance à son enfant. On dit donc dans ce hadith rapporté par Al-Bukhârî, qu'après avoir accouché, elle se montra aux prétendants en s'embellissant et en mettant du Kohl. Abû Sanâbil la vit, et il l'avait demandé en mariage mais elle l'avait refusé, et il lui dit : « Cela ne t'est permis qu'après le délais de veuvage » qui est la règle des quatre mois et dix jours. Il apparaît que c'était une femme qui portait une grande attention à sa religion, donc elle revêtit son jilbab et se rendit chez le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) pour lui rapporter les propos de Abû Sanâbil. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lui répondit : « Abû Sanâbil a menti ! » Est-ce là de la dureté ou de la douceur ?

Question : De la dureté.
Réponse : De qui émane-t-elle ? Du « Père de la douceur », (car Allah dit] : « Mais si tu avais été rude, au c½ur dur, ils se seraient enfuis de toi. » Donc la douceur n'est pas une règle exclusive, mais au contraire le musulman doit mettre la dureté à sa place et la douceur à sa place. De même, comme il est rapporté dans le Musnad de l'imam Ahmad, le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) prononça un sermon et un homme se leva et dit : « Ce qu'Allah et toi avaient voulu. » Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) lui répondit : « Fais-tu de moi un égal à Allah ? Dis simplement : ce qu'Allah a voulu. » Est-ce là de la dureté ou de la douceur ?
Question : C'est le comportement du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam).
Réponse : C'est-à-dire ? Je considère cela comme une biaiserie car tu ne m'as pas répondu comme la première fois. Lorsque le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Abû Sanâbil a menti ! » et que je t'ai demandé : est-ce là de la dureté ou de la douceur ? Tu as répondu : c'est de la dureté. Et dans ce deuxième cas ?
Question : Là il ne fait qu'exposer une chose.
Réponse : Gloire et pureté à Allah ! Tu biaises ! Je ne te demande pas s'il expose une chose ou pas, mais est-ce de la dureté ou de la douceur ? Pourquoi réponds-tu d'une manière différente ? Auparavant, tu ne m'as pas dit : il ne fait qu'exposer une chose lorsqu'il dit : « Abû Sanâbil a menti » alors qu'il expose là aussi une chose, mais cela a-t-il été fait de manière douce ou sévère ? Et tu m'as répondu naturellement : avec dureté. Alors pourquoi changes-tu dans la deuxième question ?
Question : Là il n'a pas dit : c'est un menteur, mais seulement « Fais-tu de moi un égal à Allah ? »
Réponse : Allahu Akbar ! C'est une réprobation encore plus sévère ! (un homme de l'assistance ajoute : il a également dit : « quel mauvais orateur tu es ! ») Oui dans un autre contexte, tu te souviens du hadith, un homme dit : « Celui qui obéit à Allah et Son messager est bien guidé, et celui qui leur désobéit s'est égaré. » Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lui répondit : « Quel mauvais orateur tu es ! » Est-ce là de la dureté ou de la douceur ? Maintenant que nous sommes d'accord qu'il n'y a pas de règle exclusive en toute situation : toujours de la douceur, ou toujours de la dureté, nous voyons qu'une fois l'un s'applique et une fois l'autre s'applique. Lorsqu'on accuse l'ensemble des salafis d'être durs, ne vois-tu pas que les salafis, en comparaison de toutes les voies, tous les groupes et partis, sont ceux qui s'attachent le plus à connaître les règles religieuses et à y appeler les gens ?

Question : Aucun doute sur cela.
Réponse : En raison de cet intérêt qui dépasse celui des autres groupes, ces derniers considèrent le commandement du bien et l'interdiction du mal comme une dureté, même s'ils sont accompagnés de douceur. Certains d'entre eux disent que l'époque ne prête pas à cela, d'autres encore ont transgressé et dépassé les limites en disant qu'étudier le Tawhid divisait les rangs des musulmans de nos jours. Donc nous sommes parvenus à cette conclusion disant que c'est une question qui concerne les individus. Par exemple, quelqu'un qui n'a pas trop de motivation à l'étude de la religion et de ses ramifications, qu'ils nomment « épluchures » ou « choses secondaires », nomme (le fait d'être attaché à sa religion) dureté qui ne convient pas, même si cela est fait avec bon comportement. Il ne t'es pas permis, alors que tu es salafi comme nous, de propager, même parmi ce petit nombre, l'idée que les salafis sont sévères, car nous sommes d'accord que seuls certains d'entre eux le sont. Même parmi les Compagnons certains étaient doux et d'autres plus sévères. Peut être connais-tu l'histoire de ce bédouin qui voulut uriner dans la mosquée, qu'ont voulu faire les Compagnons ? Ils ont voulu le frapper. Est-ce là de la douceur ou de la dureté ? Mais que leur a dit le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) ? « Laissez-le. » Ainsi, seuls peu de gens peuvent être préservés de la dureté. Mais la vérité est que la prédication doit être faite à la base avec sagesse et bonne exhortation, et fait partie de la sagesse de mettre la douceur à sa place et la dureté à sa place. Et je ne pense pas qu'il soit juste de décrire le meilleur des groupes qui s'est distingué par son attachement au Coran, à la Sunna et à la voie des pieux prédécesseurs, par la dureté. Quant à dire que certains d'entre eux sont durs, qui peut dire le contraire, mais comment pourrait-il en être autrement alors que même parmi les Compagnons, certains ont fait preuve de dureté là où cela ne convenait pas, alors que dire des gens venus après eux comme nous. Ensuite, si nous parlons d'un individu en particulier, plein de douceur et de gentillesse, est-il préservé de faire preuve de dureté là où cela ne convient pas ?
Question : Non, jamais.
Réponse : Donc puisqu'il en est ainsi, tout ce que nous pouvons faire est de nous conseiller. Si nous voyons quelqu'un parler, exhorter et conseiller avec dureté là où cela ne convient pas, nous lui adressons un rappel. Mais il se peut qu'il ait une raison d'agir ainsi. S'il se rappelle et cesse, qu'Allah le récompense par un bien, et si il a une raison d'agir ainsi, nous écoutons ce qu'il a à dire, et c'est tout.
Question : Beaucoup parmi les salafis font usage de la dureté et pas de la douceur. Ils font preuve de dureté là où cela ne convient pas et ne font pas preuve de douceur là où il conviendrait de le faire. Et ils ne sont pas peu nombreux. Nous disons que tous les groupes le font, mais eux ne sont pas peu nombreux. Nous ne voulons pas comparer les salafis aux autres groupes, je ne m'intéresse pas à ce que font les autres groupes, ce qui m'intéresse est ce que font les salafis. De nombreux salafis obstruent le chemin de la salafya par leur comportement envers les gens. Ce que j'ai voulu par ma question que le frère Muhammad enregistre est que vous adressiez un conseil à ceux qui ont été touchés par l'usage de la dureté et l'étroitesse de la poitrine, c'est là le but de la question.
Réponse : Qu'Allah t'accorde Sa bénédiction, il ne m'appartient pas d'adresser un conseil aux salafis, et à d'autres, alors que tous connaissent le verset que nous avons cité : « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle les gens au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. », et ils lisent plus que d'autres ce hadith de 'Â'ishah, lorsqu'un juif vint et dit en saluant le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et en masquant sa parole : « Que la mort (As-Sâm) soit sur toi. » 'A'ishah entendit ce salut masqué et se mit en colère derrière la tenture au point qu'elle faillit tomber comme cela est rapporté dans le hadith. Et elle répondit : « Et que la mort, la malédiction et la colère d'Allah soit sur toi, frère des singes et des porcs. », alors que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) ne dit rien de plus que « Et sur toi de même ». Lorsque le juif sortit de chez le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), il reprocha à 'Â'ishah ce qu'elle avait fait et lui dit : « Ô 'Â'ishah ! Rien n'est accompagné de douceur sans être embelli, et rien n'est accompagné de violence sans être enlaidi. » Elle dit : « Ô Messager d'Allah ! N'as-tu pas entendu ce qu'il a dit ? » Et il lui répondit : « Et n'as-tu pas entendu ce que je lui ai répondu ? » Donc même 'Â'ishah qui a été éduquée depuis sa plus tendre enfance dans la maison de la prophétie a tout de même fait usage de la dureté là où il convenait de faire preuve de douceur. Alors que dire d'autres qu'elle, les salafis comme tu dis, qui n'ont pas été éduqué dans la maison de la prophétie. Plus encore, je vais dire ici une parole qui est peut être parvenue à tes oreilles en écoutant une cassette enregistrant mes propos, ou non. Je dis : que les fautes qui se produisent dans le monde musulman de nos jours viennent du fait que ces sociétés ne sont pas accompagnées d'éducation islamique, il n'y a plus d'éducation islamique aujourd'hui. C'est pourquoi je crois que les effets de ce réveil scientifique vont perdurer très longtemps, jusqu'à ce qu'apparaissent ses effets éducatifs sur la génération qui naît aujourd'hui au sein de ce réveil islamique. Ce ne sont la que des comportements et des conséquences, mais ces individus vivent sous la miséricorde d'Allah. Certains sont proches et d'autres éloignés. Ainsi d'un point de vue théorique et scientifique, personne ne te contredira sur le fait que la prédication doit se faire à la base avec douceur et bonne exhortation, mais ce qui importe est que cela soit appliqué. Et cette application demande la présence d'un guide, d'un éducateur qui éduque des dizaines d'étudiants qui partiront eux aussi éduquer d'autres, et c'est de cette façon que se propage l'éducation islamique, petit à petit, par l'éducation de ces étudiants par ces guides. Et nul doute que la situation est telle qu'Allah l'a exposée : « Mais cette qualité n'est donnée qu'à ceux qui endurent et elle n'est donnée qu'au possesseur d'une grâce infinie. » Et nous demandons à Allah qu'Il nous mette parmi la communauté du juste milieu, sans exagération et sans négligence.
Question : Qu'Allah vous récompense par un bien.
Un frère dans l'assistance s'adresse au shaykh : Parfois, le sunnite fait face à la transgression et l'orgueil des gens de l'innovation, de même qu'Allah a ordonné à Mûsâ d'agir avec douceur envers Pharaon, mais malgré tout il lui a dit : « ô Pharaon, je te vois voué à la perte. » Shaykh, parfois à l'université il y avait des enseignants qui se moquaient de nous lorsque nous disions : « Le messager a dit », ils imitaient la prière des salafis, et d'autres choses dont on ne peut pas rire. Et si quelqu'un perd patience et use avec eux de la force, ils disent que cela n'est pas légiféré. Et j'ai bien aimé un exemple que j'ai entendu de vous shaykh : « Le mur dit au clou : pourquoi me fends-tu ? Il répondit : demande à celui qui me frappe. »
(Abû Laylâ intervient) : Une autre fois shaykh, nous débattions avec des membres de Hizb At-Tahrîr, et vous savez que ce qu'ils cherchent eux c'est de rétablir (avant tout) le Califat. Nous, la louange est à Allah, nous y avons ajouté en premier lieu : la croyance authentique et l'Unicité d'Allah. Lorsque nous avons commencé à débattre avec eux en débutant par les fondements religieux comme nous l'avons appris de vous. Nous avons abordé la question des Noms et Attributs d'Allah, et un de leurs meneurs a dit : « Allons-nous passer la nuit à parler de Son doigt et Son pied ? » Il s'est moqué des Attributs d'Allah. Que devons-nous dire à ce genre de personne ?
Réponse : Quoi qu'il en soit, nous demandons à Allah qu'Il nous accorde la sagesse qui consiste à mettre chaque chose à sa place.
Question : Concernant aussi le sujet des funérailles, lorsqu'on dit à un compagnon : demande pardon pour ton frère, il répondit : qu'Allah ne lui pardonne pas !
Réponse : Ces exemples sont très nombreux. Notre frère Abû Abdallah nous rappelle un récit dans lequel on demanda à un compagnon (lors des funérailles), 'Umar en l'occurrence : demande pardon pour untel, il dit : qu'Allah ne lui pardonne pas. Toi, avant tout autre, si tu m'entendais dire cela, tu dirais que le shaykh est sévère. Mais dans cette situation, ce qui pousse (le compagnon) à dire cela est la jalousie pour la religion d'Allah et cela l'amène à être dur dans ses propos. Un autre qui n'a pas cette jalousie n'aura pas cette dureté et s'étonnera, comme dans cette expression connue chez nous en Syrie : « Quelle est cette dureté, ô Messager d'Allah ? » C'est une expression syrienne fausse, comme si cette dureté émanait du Prophète en visant bien sûr l'homme qui est en face d'eux. Gloire et pureté à Allah ! Il faut étudier cette question sous tous ses angles, afin d'être juste. De plus, me vient à l'esprit à l'instant qu'une des raisons de la propagation de cette accusation, s'il est juste que ce soit une accusation portée à l'encontre des salafis, est que tu sais que celui qui parle beaucoup fait beaucoup d'erreurs. Ceux qui s'expriment sur les questions religieuses sont les salafis, donc ils doivent nécessairement commettre des erreurs en raison du grand nombre de leurs propos. C'est pourquoi leurs erreurs apparaissent, et parmi lesquelles la dureté envers ceux qui ne se plongent pas dans ces questions. Mais si on compare cette dureté avec tout ce qui émane d'eux comme conseils d'équité, de modération et de douceur, nous verrions comme pour ceux qui les ont précédé parmi les pieux prédécesseurs, avec à leur tête le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam), qu'il y a parfois de la dureté. Mais nous ne pouvons pas dire de ces Compagnons qui ont fait usage de la dureté quelques fois, qu'ils sont sévères, mais qu'au contraire moi, toi et d'autres pouvons nous aussi tomber dans une certaine dureté.
Question : Ce qui compte c'est le caractère prééminent, de la même manière que le caractère prééminent du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) était la douceur, bien qu'il ait dit : « Abû Sanâbîl a menti » ou « Fais-tu de moi un égal à Allah. » ou d'autres propos encore.
Réponse : Oui.

Traduit et publié par les Salafis de l'Est
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# Posté le vendredi 17 avril 2009 06:30

Modifié le samedi 18 avril 2009 11:13

- As salamou 'alaykoum wa rahmatou ALLAH wa barakatouh-

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 - As salamou 'alaykoum wa rahmatou ALLAH wa barakatouh-

# Posté le vendredi 17 avril 2009 03:58

Modifié le lundi 20 avril 2009 14:03

Algérie : terre d'islam ?Shaykh Muhammad 'Alî Farkûs

  Algérie : terre d'islam ?Shaykh Muhammad 'Alî Farkûs
Question : Quel est votre avis concernant la personne qui ne fait pas de différence entre l'Algérie, l'Angleterre ou tout autre pays européen mécréant ? Et lorsqu'on lui demande s'il est permis de voyager vers un pays mécréant, elle répond : où penses-tu être maintenant ?

Réponse : Louange à Allah et que les éloges et le salut d'Allah soient sur celui après qui il n'y aura plus de prophète, ainsi que sur sa famille et ses compagnons, jusqu'au Jour de la Rétribution. Ceci dit :

Comparer l'Algérie à un pays mécréant, comme l'Angleterre, la France ou l'Allemagne, revient à comparer un pays qui gouverne avec l'islam et d'autres qui ne gouvernent qu'avec la mécréance. C'est donc une manière de rendre mécréant l'ensemble des gens ou l'ensemble de la société, et personne n'ignore que cela est contraire à la croyance et aux fondements de Ahl As-Sunnah wal-Jamâ'ah. C'est là la croyance des Khawârij qui déclarent mécréants les musulmans (les gens de Qiblah) par le simple fait de commettre des péchés, mineurs ou majeurs. Ceci car ils considèrent que les ½uvres font partie de la foi et sont une condition de pérennité de la foi, ainsi celui qui commet un grand péché sort de ce qu'ils nomment la foi.

Quant à Ahl As-Sunnah wal-Jamâ'ah, ils nomment ceux qui se dirigent vers la Qiblah : musulmans et croyants, même s'ils sont désobéissants, tant qu'ils reconnaissent ce avec quoi est venu le Prophète (salallahu' alayhi wasalam), d'après sa parole rapporté par Anas Ibn Mâlik : « Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices, est musulman et il a des droits et des devoirs équivalents aux nôtres. » et dans une autre version : « Celui qui prie comme nous, se dirige vers notre Qiblah, et mange de nos sacrifices, est le musulman qui est sous la protection d'Allah et de Son Messager, ne trahissez donc pas Allah dans Sa protection. » (Al-Bukhârî : 1/496) C'est-à-dire : ne trahissez pas dans le pacte qu'Allah a scellé, et n'approchez pas des biens, du sang et de l'honneur (du musulman).

Ce hadith montre l'interdiction de rendre mécréant l'ensemble de la société, et on doit considérer les gens en fonction des apparences : celui qui montre les signes de l'islam, ses règles s'appliquent à lui, tant que rien de contraire n'émane de lui, comme renier une chose authentique avec laquelle est venu le Prophète (salallahu' alayhi wasalam), ou rendre licite ce qu'Allah a rendu illicite. C'est pourquoi fait partie de la croyance de Ahl As-Sunnah de ne pas témoigner de la mécréance ou de l'hypocrisie d'une personne parmi les musulmans tant que cela n'apparaît pas clairement, et nous devons confier ce qu'ils cachent à Allah (qui les jugera pour cela). Ceci car il nous a été ordonné de juger en fonction des apparences, et qu'on nous a interdit les supputations et la recherche de ce sont nous n'avons aucune science. Allah dit : « Ô vous les croyants ! Evitez de faire trop de suppositions sur autrui car beaucoup de suppositions sont en fait péché. » et Il dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le c½ur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. »

Parmi les défauts des gens de l'innovation est qu'ils se déclarent mécréants les uns les autres. Et parmi les mérites de Ahl As-Sunnah est qu'ils déclarent pécheurs (celui qui commet un péché) mais ne le déclarent pas mécréant pour tout péché commis, au contraire la fraternité dans la foi se poursuit même avec les péchés.

Ainsi, si on voit dans le pays les signes de la religion comme la double attestation de foi, l'appel à la prière, l'accomplissement de la prière, la direction vers la Qiblah et qu'on permet à ses habitants de les accomplir en toute sécurité, et non par pacte engagement ou suivi, alors ce pays sera considéré comme un pays musulman pour Ahl As-Sunnah, et non comme une terre de mécréance, comme c'est l'avis de la secte de Al-Mu'tazilah. Anas Ibn Mâlik rapporte que le Messager d'Allah (salallahu' alayhi wasalam) a dit : « On m'a ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah. S'ils le disent, prient comme nous, se dirigent vers notre Qiblah, et sacrifient comme nous, alors leur sang et leur bien nous sont interdits, sauf de bon droit, et leur sort est auprès d'Allah. » (Abû Dâwûd 3/101)

Ainsi, on voit clairement l'erreur de celui qui ne fait pas la différence entre les deux pays, de même que s'effondre l'argumentation de celui qui autorise l'émigration vers les pays de mécréance et d'égarement en prétendant qu'il n'existe aucune terre d'islam, pensant s'appuyer sur un argument religieux en la première émigration des musulmans vers l'Abyssinie puisque la Mecque n'était pas en ce temps une terre d'islam. Il est étonnant de voir que ceux qui prétendent vouloir s'attacher à cette étape de la Mecque où résidaient les musulmans avec le Prophète (salallahu' alayhi wasalam), en état de faiblesse au début de l'islam, et ont ainsi émigrer vers l'Abyssinie en l'absence de terre d'islam à cette époque. Ces gens ont malgré tout délaissé la pratique des règles en vigueur en cette période, (parmi lesquelles) la préservation originelle du sang du mécréant, car le sang de l'être humain est préservé et ne doit être versé que de plein droit. Et on interdisait aux musulmans avant l'émigration de débuter le combat, et il était illicite d'engager des combats contre les mécréants dont la mécréance ne faisait pourtant aucun doute. Les combattre était donc considéré comme un meurtre sans aucun droit. Cette règle doit donc a fortiori s'appliquer sur le croyant pécheur, ou sur la personne dont la mécréance n'est pas claire ! Pourquoi ont-ils délaissé la mise en pratique des versets exhortant à la patience vis-à-vis de ceux qui nuisent à Allah et Son messager lorsqu'ils sont en état de faiblesse, et les versets exhortant au combat lorsqu'ils sont en état de force, afin de réunir l'ensemble des versets plutôt que de prétendre l'abrogation de ce qui porte plusieurs sens ou de choisir un avis, puisqu'il n'y a plus d'opposition entre les versets (si on agit de la sorte).

Ces propos viennent de la croyance des Khawârij qui ont fait de Al-Hâkimiyyah (l'application de la loi d'Allah) une condition de validité de la foi et le sens même du Tawhîd. C'est-à-dire que pour eux le sens de «Lâ ilâha Illallah» est : La souveraineté (la législation) n'appartient qu'à Allah. Cette appellation et compréhension erronées ont été répandues par celui qui les a innovés : Sayyid Qutb. Et nul doute qu'expliquer « Lâ ilâha Illallah » par la souveraineté d'Allah est contraire à l'explication donnée par les pieux prédécesseurs, car pour eux le sens en est : « Il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah. », et ce d'après la Parole d'Allah : « C'est ainsi qu'Allah est le Vrai, alors que ce qu'ils invoquent en dehors de Lui est le faux ; c'est Allah qui est le Très-Haut, le Très Grand. »

L'unicité d'Allah est le fondement de la législation et c'est la priorité dans l'appel à Allah, ainsi Allah dit : « Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu'Il a ordonné à Nûh, ce que Nous t'avons révélé, ainsi que ce que Nous avons ordonné à Ibrâhîm, Mûsâ et 'Îsâ : « établissez la religion en vouant un culte exclusif à Allah et ne divergez pas à son sujet. » Ce à quoi tu appelles (l'unicité dans l'adoration) parait énorme aux polythéistes. Allah choisit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent. » Il n'échappe pas à l'homme doué d'intelligence que l'ordre d'adorer Allah Seul sans associé est une application de la Loi d'Allah, et c'est la première chose qu'ont ordonné les messagers et les prophètes pour défaire les liens du polythéisme noués dans les poitrines de ceux qui s'y attachaient, ainsi que la purification de la terre et des mosquées d'Allah de la souillure des statues et des mausolées. Ainsi le chemin de l'appel à Allah commence par l'unicité avant toute autre chose : « Dis : « Voici ma voie, j'appelle (les gens) à Allah, avec science, moi et ceux qui me suivent. Gloire à Allah ! Et je ne suis point du nombre des polythéistes. » » Ce verset porte donc le sens de l'appel à l'unicité d'Allah, Son adoration seul et sans associé. De même que cela apparaît dans le hadith de Mu'âdh Ibn Jabal : « Tu vas te rendre vers un peuple des Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les appelles soit d'attester qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah. S'ils t'obéissent en cela, informe-les qu'Allah leur a imposé cinq prières de nuit et de jour... » (Al-Bukhârî et Muslim)

Ainsi, faire de Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi amène à déclarer mécréant en toute situation le gouverneur qui s'oppose à ce qu'Allah a révélé, de même que ses administrés, même si ces derniers réprouvent ce qu'il fait par leur c½ur ou leur langue. Nul doute que cela est une fausse croyance, puisque faire de Al-Hâkimiyyah une condition de validité de la foi conduit à nier que l'unicité de l'adoration et de nombreux fondements et règles comme la prière et d'autres choses encore fassent partie de l'application de ce qu'Allah a révélé et des liens de la religion institués par Allah. Et toutes ces formes de condition sont fausses et contraires à la religion d'Allah en raison de la parole du Prophète : « Les liens de l'islam seront défaits les uns après les autres, et chaque fois qu'un lien sera défait, les gens s'attacheront au suivant. Le premier à être défait sera le lien de la Loi (d'Allah), et le dernier sera le lien de la prière. » (Sahîh At-Targhîb : 1/369).

Source : Majâlis Tadhkiriyyah 'alâ Masâ'il Manhajiyyah, p.58-64.
Traduit et publié par les Salafis de l'Est
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# Posté le vendredi 17 avril 2009 05:10

Modifié le vendredi 17 avril 2009 05:53

MP3 : Cheikh Mishary Rashid Al Afasi / Les invocations du matin et du soir (2009)

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  • Titre : Les invocations du matin et du soir
  • Album : Cheikh Mishary Rashid Al Afasi
  • Année : 2009

Paroles :

« Et invoque le nom de ton Seigneur, Boukratane (matin) et Assilane (après midi) » (S76/V25).
Le matin (Assabah) qui débute à minuit et se termine au déclin du soleil et le soir (Al-massaa) qui débute au déclin du soleil et se prolonge jusqu'à minuit.
Le meilleur moment pour réciter les invocations du matin est le moment compris entre l'aube et le lever du soleil. Et le meilleur moment pour réciter celles du soir est le moment compris entre le but de Al-Asr (heure de la prre) et le coucher du soleil.

۩۞۩=۩۞۩=۩۞۩=Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya a dit : « Lvocation d'Allah est pour le c½ur ce qu'est l'eau pour le poisson. Quel serait ltat du poisson si on le sortait de l'eau ? »۞۩=۩۞۩=۩۞۩

Les invocations du matin et du soir
๑۩۞۩๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑๑۩۞۩๑
Je cherche protection auprès d'Allah contre Satan le maudit :
—" Allah ! Nulle divinité autre que Lui, le Vivant qui veille éternellement à la bonne marche de toute chose. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il sait tout leur passé et tout leur futur. Et ils ne savent de sa science que ce qu'Il veut. Son trône (Kursî) déborde les cieux et la terre dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. ""
اللهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لاَ تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلاَ نَوْمٌ لَّهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ مَن ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلاَّ بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلاَ يُحِيطُونَ بِشَىْءٍ مِّنْ عِلْمِهِ إِلاَّ بِمَا شَاء وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَلاَ يَؤُودُهُ حِفْظُهُمَا وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ

Allâhu lâ iLâha illâ huwa-l-hayyu-l-qayyûm. Lâ ta'khudhuhu sinatun wa lâ nawm, Lahou mâ fî $1-$2amâwâti wa mâ fî-l-ard. Man dhâ l-ladhî yashfacu cindahu illâ bi-idhnihi. Yaclamu mâ bayna aydîhim wa mâ khalfahum. Wa lâ yuhîtûna bi-shay'in min cilmihi illâ bi-mâ shâ'a. Wasica kursiyyuhu $1-$2amâwâti wa-l-ard. Wa lâ ya'ûduhu hifzuhumâ, wa huwa-l-caliyyu-l-cazîm.
— "Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux : « Dis : C'est Lui Allah Seul et Unique ; Allah le Seul à être imploré pour ce que nous désirons ; Il n'a jamais engendré ni n'a été engendré ; et nul n'est égal à Lui. » [Sourate Al-Ikhlâs]

Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux : « Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur de l'aube naissante ; contre le mal des êtres qu'Il a créés ; contre le mal de l'obscurité quand elle s'approfondit ; contre le mal de celles qui soufflent sur les n½uds ; et contre le mal de l'envieux quand il envie. » [Sourate Al-Falaq]

Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux : « Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes ; le Souverain des hommes ; Dieu des hommes ; contre le mal du mauvais conseiller furtif ; qui souffle le mal dans les poitrines des hommes ; qu'il soit djinn ou être humain. [Sourate An-Nâss]
[trois fois chaque sourate]"
—"Nous voilà au matin [ou au soir] et le règne appartient à Allah. Louange à Allah, Il n'y a pas d'autre divinité sauf Allah Seul, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose. Seigneur ! Je Te demande le bien de ce jour [ou qui se trouve en cette nuit] et le bien qui vient après. Et je me mets sous Ta protection contre le mal de ce jour [ou qui se trouve en cette nui] et le mal qui vient après. Ô Seigneur ! Je me mets sous Ta protection contre la paresse et les maux de la vieillesse. Je demande Ta protection contre le châtiment de l'Enfer et contre les tourments de la tombe."

أَمْسَيْـنا وَأَمْسـى المـلكُ لله وَالحَمدُ لله ، لا إلهَ إلاّ اللّهُ وَحدَهُ لا شَريكَ لهُ، لهُ المُـلكُ ولهُ الحَمْـد، وهُوَ على كلّ شَيءٍ قدير ، رَبِّ أسْـأَلُـكَ خَـيرَ ما في هـذهِ اللَّـيْلَةِ وَخَـيرَ ما بَعْـدَهـا ، وَأَعـوذُ بِكَ مِنْ شَـرِّ هـذهِ اللَّـيْلةِ وَشَرِّ ما بَعْـدَهـا ، رَبِّ أَعـوذُبِكَ مِنَ الْكَسَـلِ وَسـوءِ الْكِـبَر ، رَبِّ أَعـوذُبِكَ مِنْ عَـذابٍ في النّـارِ وَعَـذابٍ في القَـبْر
— "Le matin :
Ô Seigneur ! C'est par Toi que nous nous retrouvons au matin [ou au soir] et c'est par Toi que nous nous retrouvons au soir [ou au matin]. C'est par Toi que nous vivons et c'est par Toi que nous mourons et c'est vers Toi que se fera la résurrection [ou c'est vers Toi que se fera notre destinée].

Le soir:
Ô Seigneur ! C'est par Toi que nous nous retrouvons au soir et c'est par Toi que nous nous retrouvons au matin. C'est par Toi que nous vivons et c'est par Toi que nous mourons et c'est vers Toi que se fera notre destinée."

اللّهُـمَّ بِكَ أَصْـبَحْنا وَبِكَ أَمْسَـينا ، وَبِكَ نَحْـيا وَبِكَ نَمـوتُ وَإِلَـيْكَ النِّـشور اللّهُـمَّ بِكَ أَمْسَـينا، وَبِكَ أَصْـبَحْنا، وَبِكَ نَحْـيا، وَبِكَ نَمـوتُ وَإِلَـيْكَ المَصـير
— "Le matin :
Ô Seigneur ! C'est par Toi que nous nous retrouvons au matin [ou au soir] et c'est par Toi que nous nous retrouvons au soir [ou au matin]. C'est par Toi que nous vivons et c'est par Toi que nous mourons et c'est vers Toi que se fera la résurrection [ou c'est vers Toi que se fera notre destinée].

Le soir:
Ô Seigneur ! C'est par Toi que nous nous retrouvons au soir et c'est par Toi que nous nous retrouvons au matin. C'est par Toi que nous vivons et c'est par Toi que nous mourons et c'est vers Toi que se fera notre destinée."
اللّهُـمَّ بِكَ أَصْـبَحْنا وَبِكَ أَمْسَـينا ، وَبِكَ نَحْـيا وَبِكَ نَمـوتُ وَإِلَـيْكَ النِّـشور اللّهُـمَّ بِكَ أَمْسَـينا، وَبِكَ أَصْـبَحْنا، وَبِكَ نَحْـيا، وَبِكَ نَمـوتُ وَإِلَـيْكَ المَصـير
— "Ô Seigneur ! Tu es mon Dieu. Il n'y a d'autre divinité que Toi. Tu m'as créé et je suis ton esclave, je me conforme autant que je peux à mon engagement et à ma promesse vis-à-vis de Toi. Je me mets sous Ta protection contre le mal que j'ai commis. Je reconnais Ton bienfait à mon égard et je reconnais mon péché. Pardonne-moi car Il n'y a que Toi qui pardonne les péchés."
اللّهـمَّ أَنْتَ رَبِّـي لا إلهَ إلاّ أَنْتَ ، خَلَقْتَنـي وَأَنا عَبْـدُك ، وَأَنا عَلـى عَهْـدِكَ وَوَعْـدِكَ ما اسْتَـطَعْـت ، أَعـوذُبِكَ مِنْ شَـرِّ ما صَنَـعْت ، أَبـوءُ لَـكَ بِنِعْـمَتِـكَ عَلَـيَّ وَأَبـوءُ بِذَنْـبي فَاغْفـِرْ لي فَإِنَّـهُ لا يَغْـفِرُ الذُّنـوبَ إِلاّ أَنْتَ
— "Ô Seigneur ! Me voici au matin [ou au soir], je Te prends à témoin et je prends à témoins les porteurs de Ton Trône ainsi que Tes anges et toutes tes créatures, que c'est Toi Allah, il n'y a de divinité que Toi, Tu es Seul et sans associé, et que Mohammed est Ton esclave et Ton messager. [quatre fois]"
اللّهُـمَّ إِنِّـي أَصْبَـحْتُ أَُشْـهِدُك ، وَأُشْـهِدُ حَمَلَـةَ عَـرْشِـك ، وَمَلائِكَتِك ، وَجَمـيعَ خَلْـقِك ، أَنَّـكَ أَنْـتَ اللهُ لا إلهَ إلاّ أَنْـتَ وَحْـدَكَ لا شَريكَ لَـك ، وَأَنَّ ُ مُحَمّـداً عَبْـدُكَ وَرَسـولُـك.(أربع مرات حينَ يصْبِح أوْ يمسي)
— "Ô Seigneur ! Tout ce qui m'arrive comme bienfaits en ce jour qui se lève [ou ce soir], à moi ou à l'une de Tes créatures, provient de Toi Seul, sans associé. A Toi la Louange ainsi que la gratitude."
اللّهُـمَّ ما أَصْبَـَحَ بي مِـنْ نِعْـمَةٍ أَو بِأَحَـدٍ مِـنْ خَلْـقِك ، فَمِـنْكَ وَحْـدَكَ لا شريكَ لَـك ، فَلَـكَ الْحَمْـدُ وَلَـكَ الشُّكْـر
— "Ô Seigneur ! Accorde-moi la santé (ou le salut). Ô Seigneur ! Accorde la santé à mon ouïe. Ô Seigneur ! Accorde la santé à ma vue. Il n'y a de divinité qu'Allah. Ô Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi contre la mécréance, la pauvreté et je me mets sous Ta protection contre les tourments de la tombe. Il n'y a pas de divinité sauf Toi. [trois fois]"
اللّهُـمَّ عافِـني في بَدَنـي ، اللّهُـمَّ عافِـني في سَمْـعي ، اللّهُـمَّ عافِـني في بَصَـري ، لا إلهَ إلاّ اللّه أَنْـتَ. اللّهُـمَّ إِنّـي أَعـوذُبِكَ مِنَ الْكُـفر ، وَالفَـقْر ، وَأَعـوذُبِكَ مِنْ عَذابِ القَـبْر ، لا إلهَ إلاّ أَنْـتَ.(ثلاثاً)
— "Allah me suffit, il n'y a de divinité que Lui, c'est en Lui que je place ma confiance et Il est le Seigneur du Trône immense. [sept fois]"
حَسْبِـيَ اللّهُ لا إلهَ إلاّ هُوَ عَلَـيهِ تَوَكَّـلتُ وَهُوَ رَبُّ العَرْشِ العَظـيم. (سبع)
— "Ô Seigneur ! Je te demande le pardon et la santé dans cette vie et dans l'au-delà. Ô Seigneur ! Je Te demande le pardon et la paix dans ma religion, ma vie, ma famille et mes biens. Ô Seigneur ! Cache mes défauts et mets-moi à l'abri de tous mes effrois. Ô Seigneur ! Protège-moi devant moi, derrière moi, sur ma droite, sur ma gauche et au-dessus de moi et je me mets sous la protection de Ta grandeur pour que je ne sois pas assassiné par en dessous de moi."
اللّهُـمَّ إِنِّـي أسْـأَلُـكَ العَـفْوَ وَالعـافِـيةَ في الدُّنْـيا وَالآخِـرَة ، اللّهُـمَّ إِنِّـي أسْـأَلُـكَ العَـفْوَ وَالعـافِـيةَ في ديني وَدُنْـيايَ وَأهْـلي وَمالـي ، اللّهُـمَّ اسْتُـرْ عـوْراتي وَآمِـنْ رَوْعاتـي ، اللّهُـمَّ احْفَظْـني مِن بَـينِ يَدَيَّ وَمِن خَلْفـي وَعَن يَمـيني وَعَن شِمـالي ، وَمِن فَوْقـي ، وَأَعـوذُ بِعَظَمَـتِكَ أَن أُغْـتالَ مِن تَحْتـي
— "Ô Seigneur ! Le Connaisseur de l'invisible et du visible, le Créateur des cieux et de la terre, Seigneur et Maître de toute chose. J'atteste qu'il n'y a d'autre divinité sauf Toi. Je me mets sous Ta protection contre le mal de mon âme, contre le mal du diable et son polythéisme et contre le fait que je ne me nuise à moi-même ou que je ne nuise à un musulman."
اللّهُـمَّ عالِـمَ الغَـيْبِ وَالشّـهادَةِ فاطِـرَ السّماواتِ وَالأرْضِ رَبَّ كـلِّ شَـيءٍ وَمَليـكَه ، أَشْهَـدُ أَنْ لا إِلـهَ إِلاّ أَنْت ، أَعـوذُ بِكَ مِن شَـرِّ نَفْسـي وَمِن شَـرِّ الشَّيْـطانِ وَشِـرْكِه ، وَأَنْ أَقْتَـرِفَ عَلـى نَفْسـي سوءاً أَوْ أَجُـرَّهُ إِلـى مُسْـلِم
— "Au nom d'Allah, nul ne peut nuire en présence de Son nom sur terre et dans le ciel et Il est l'Audient, l'Omniscient. [trois fois]"
بِسـمِ اللهِ الذي لا يَضُـرُّ مَعَ اسمِـهِ شَيءٌ في الأرْضِ وَلا في السّمـاءِ وَهـوَ السّمـيعُ العَلـيم. (ثلاثاً(
— "J'ai agréé Allah comme mon seigneur, l'Islam comme ma religion et Mohammed (sws) comme mon prophète. [trois fois]"
رَضيـتُ بِاللهِ رَبَّـاً وَبِالإسْلامِ ديـناً وَبِمُحَـمَّدٍ نَبِيّـاً. (ثلاثاً)
— "Ô le Vivant, Celui qui veille éternellement à la bonne marche de toute chose, j'implore secours auprès de Ta Miséricorde. Améliore ma situation et ne me laisse pas à mon propre sort ne serait-ce le temps d'un clin d'½il."
يا حَـيُّ يا قَيّـومُ بِـرَحْمَـتِكِ أَسْتَـغـيث ، أَصْلِـحْ لي شَـأْنـي كُلَّـه ، وَلا تَكِلـني إِلى نَفْـسي طَـرْفَةَ عَـين
— "Nous voilà au matin [ou au soir] et le règne appartient à Allah, le Seigneur de l'univers. Ô Seigneur ! Je Te demande le bien de ce jour [ou de ce soir] : ce qu'il contient comme conquêtes, victoires, lumière, Bénédiction et guidée. Je me mets sous Ta protection contre le mal de ce jour [ou de ce soir] et le mal qui vient après lui."
أَصْبَـحْـنا وَأَصْبَـحْ المُـلكُ للهِ رَبِّ العـالَمـين ، اللّهُـمَّ إِنِّـي أسْـأَلُـكَ خَـيْرَ هـذا الـيَوْم ، فَـتْحَهُ ، وَنَصْـرَهُ ، وَنـورَهُ وَبَـرَكَتَـهُ ، وَهُـداهُ ، وَأَعـوذُ بِـكَ مِـنْ شَـرِّ ما فـيهِ وَشَـرِّ ما بَعْـدَه / أَمْسَيْـنا وَأَمْسـى المُـلكُ للهِ رَبِّ العـالَمـين ، اللّهُـمَّ إِنِّـي أسْـأَلُـكَ خَـيْرَ هـذهِ اللَّـيْلَة ، فَتْحَهـا ، وَنَصْـرَهـا ، وَنـورَهـا وَبَـرَكَتَـهـا ، وَهُـداهـا ، وَأَعـوذُ بِـكَ مِـنْ شَـرِّ ما فـيهـاِ وَشَـرِّ ما بَعْـدَهـا
— "Nous voici au matin [ou au soir], et en nous se trouve la nature première qui est l'Islam, en nous, la parole du monothéisme ; nous sommes dans la religion de notre Prophète Mohammed (sws) et sur la voie de notre père Abraham qui vouait son culte exclusivement à Allah, soumis à Lui, et n'était point du nombre des associateurs."
أَصْـبَحْنا[أَمْسَـينا] علـى فِطْـرَةِ الإسْلام ، وَعَلـى كَلِـمَةِ الإخْـلاص ، وَعلـى دينِ نَبِـيِّنا مُحَـمَّدٍ وَعَاـى مِلَّـةِ أبينـا إِبْـراهيـمَ حَنيـفاً مُسْلِـماً وَمـا كـانَ مِنَ المُشـرِكيـن
— "Gloire et Pureté à Allah et à Lui la Louange. [cent fois]"
سُبْحـانَ اللهِ وَبِحَمْـدِهِ. (مائة مرة)
— "Il n'y a d'autre divinité qu'Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la Louange et Il est capable de toute chose. [dix fois, ou une fois au moins lorsque l'on éprouve de la paresse]"
لا إلهَ إلاّ اللّهُ وحْـدَهُ لا شَـريكَ لهُ، لهُ المُـلْكُ ولهُ الحَمْـد، وهُوَ على كُلّ شَيءٍ قَدير.
— "Il n'y a d'autre divinité qu'Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la Louange et Il est capable de toute chose. [cent fois le matin]"
لا إلهَ إلاّ اللّهُ وحْـدَهُ لا شَـريكَ لهُ، لهُ المُـلْكُ ولهُ الحَمْـد، وهُوَ على كُلّ شَيءٍ قَدير. (مائة مرة)

— "Gloire et Pureté ainsi que Louange à Allah autant de fois (que l'univers compte de) Ses créatures, autant de fois pour Le satisfaire, égal au poins de Son Trône et au nombre indéterminé de Ses paroles. [trois fois le matin]"
سُبْحـانَ اللهِ وَبِحَمْـدِهِ عَدَدَ خَلْـقِه ، وَرِضـا نَفْسِـه ، وَزِنَـةَ عَـرْشِـه ، وَمِـدادَ كَلِمـاتِـه. (ثلاثاً)

— "Ô Seigneur ! Je Te demande un savoir utile, une bonne Subsistance et des ½uvres agréées (par toi). [une fois le matin]"
— "Je demande pardon à Allah et je me repens à Lui. [cent fois par jour]"
أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ وَأَتُوبُ إِلَيْهِ
— "Je me mets sous la protection des paroles parfaites d'Allah contre le mal qu'Il a créé. [trois fois le soir]"
أَعـوذُبِكَلِمـاتِ اللّهِ التّـامّـاتِ مِنْ شَـرِّ ما خَلَـق. ثلاثاً إِذا أمسى
— "Ô Seigneur ! Prie et salue sur notre Prophète Mohammed. [dix fois]"
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# Posté le dimanche 19 avril 2009 08:33

Modifié le dimanche 19 avril 2009 10:42

Une soeur qui rêve de faire le jihad?!

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# Posté le dimanche 19 avril 2009 05:06